L’échelle aérienne : le pivotement


La base d’une échelle aérienne est sa tourelle. Cette dernière porte le berceau qui porte à son tour le parc d’échelles. La mise en œuvre de l’échelle va consister à dresser le parc, lui donner une direction (l’azimut) par la rotation de la tourelle et enfin le déployer pour atteindre la hauteur désirée. Rappelons que ces trois mouvements sont simultanés sur une échelle automatique (EPA, EPC) et successifs sur une échelle semi-automatique (EPSA, EPS, EPAS). Sur les premières échelles semi-automatiques le pivotement était manuel et commandé par deux volants situés de part et d’autre de la tourelle. Depuis les années les années 1980 le pivotement est hydraulique.

La tourelle est positionnée à la hauteur de l’essieu arrière du châssis porteur. Elle est posée sur une giration, c’est à dire une couronne dentée. Celle-ci assure donc la liaison mécanique entre la tourelle et le châssis (le faux-châssis plus précisément). Elle va permettre le pivotement de la tourelle par la rotation d’un pignon sur sa circonférence.
Ce pignon est entrainé par un motoréducteur hydraulique dont l’énergie est fournie par le moteur de propulsion du châssis porteur.

La tourelle porte les vérins de dressage, de correction de devers, le moteur de déploiement du parc d’échelles, les vérins de mise en œuvre de la nacelle… autant d’éléments qui nécessitent un apport d’énergie, généralement hydraulique mais également électrique. C’est dire que la tourelle va être parcourue par un important volume de câbles électriques et de flexibles hydrauliques, alors qu’elle est en mouvement !

La question est résolue par la mise en œuvre d’un joint tournant. Celui-ci est constitué d’une partie fixe qui comprend un orifice d’entrée et un orifice de sortie du liquide hydraulique. L’entrée est alimentée par une pompe hydraulique elle même alimentée en fluide par un réservoir (une bâche). La sortie du joint tournant redirige le liquide hydraulique vers le réservoir.
La partie mobile du joint tournant, qui tourne avec la tourelle, reçoit le fluide hydraulique de la partie fixe et le dirige vers les éléments dynamiques (vérins, moteurs). Cette disposition et ce mécanisme permettent d’éviter les torsions des flexibles hydrauliques et donc de conserver une bonne étanchéité.

Un système de sécurité composé de valves parachutes permet de maintenir la pression au niveau du pignon en cas de problème hydraulique, empêchant ainsi un pivotement intempestif.

Le clapet parachute bloque la charge des vérins si un flexible se rompt.