
Le Baron Dominique-Jean Larrey
Jean-Dominique Larrey est né en 1766 près de Bagnères-de-Bigorre dans les Pyrénées. Orphelin à 13 ans il est éduqué par un abbé et fait ses humanités avec son oncle Alexis, chirurgien à Toulouse.
En 1787 il est reçu au concours de chirurgien major dans la Marine royale à Brest et embarque sur la frégate La Vigilante.
En 1792, en pleine Révolution, il est nommé aide-major dans l’Armée du Rhin, ce qui le conduira sur les champs de bataille d’Europe. Il y découvre la souffrance des soldats blessés.
Contrevenant à la règle qui exige que les officiers de santé restent à l’arrière pendant la bataille et portent secours aux soldats à la fin de celle-ci, il n’hésite pas à dispenser ses soins sur le champs de bataille pendant l’engagement et sous le feu de l’ennemi. Il y déploie une humanité qui le fera appeler La providence par les blessés dont il avait la charge. Il y gagna aussi le respect des armées ennemies, anglaises notamment, car il se mettait au service de tous les blessés quelque soit leur nationalité.
Il créé le concept de chirurgiens de l’avant et d’ambulances volantes. Au départ il s’agit d’équipes constituées d’un chirurgien accompagné par deux assistants et d’un infirmier. Dans leurs selles se trouvent des pansements et du matériel de premiers soins.
Plus tard ce seront des voitures à deux ou quatre roues en forme de coffre et tractées par un, deux, quatre ou six chevaux. Chacune d’entre-elles, placée sous le commandement d’un chirurgien de première classe, est armée par six chirurgiens de seconde classe, deux pharmaciens et huit infirmiers. Les blessés pouvaient être traités sur place puis évacués vers l’arrière. L’objectif était de les opérer sous 24 heures (le délai pouvait atteindre jusque là plus de cinq jours !).
Ces ambulances étaient peintes en gris, ocre ou en vert olive, leur toit était constitué d’une bâche en toile cirée noire. Sur les côtés elles portaient un marquage en lettres blanches : Nème DIVn d’AMBULANCE ou AMBULANCE du Nème CORPS ou AMBULANCE Gle. Les ambulances de la Garde Impériale portaient un marquage spécifique accompagné de l’Aigle Impérial.
Elles sont probablement à l’origine des véhicules de secours à victimes actuels mais aussi du concept de secours avancé et plus précisément du secours médical avancé.

Ambulance volante à deux roues et deux chevaux
Si vous souhaitez en savoir plus sur ce formidable précurseur de la médecine d’urgence et des secours avancés je vous conseille une biographie écrite par Jean Marchiani, ancien médecin évacuateur pendant la Guerre d’Algérie :
Place à Monsieur Larrey : Chirurgien de la garde impériale 