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 Sainte-Barbe
Barbe est née en Asie Mineure (Liban, Turquie…) au IIIème siècle. Son père, Dioscore, est un riche notable. Riche et païen.
Pour protéger sa fille à la fois des assauts masculins (c’est une ravissante jeune fille !) et du christianisme il l’enferme dans une tour à double tour. Pourtant un prêtre chrétien parvient à s’introduire dans la dite tour et baptise la jeune fille.
Son père, furieux, la conduit alors devant le gouverneur romain de la province qui la condamne au supplice afin de lui faire abjurer sa nouvelle foi. Et comme elle s’y refuse, malgré la torture, le gouverneur demande à son père de lui trancher la tête. Ce qu’il fît donc, un 4 décembre, mais au même moment un éclair venu du ciel le foudroie…
Barbe, par cette intervention divine, est alors associée à la puissance de feu. De ce fait elle devient la sainte-patronne de tous ceux qui manipulent le feu, les explosifs… comme les mineurs, carriers, artificiers, sapeurs du génie, canonniers, artilleurs, métallurgistes…
Et des sapeurs-pompiers ! Ces derniers la fêtent chaque année le 4 décembre par des banquets, des défilés…
Il est à noter que Barbe est aussi la patronne des pétroliers militaires et qu’elle est donc également fêtée par les militaires du service des essences.
A lire :
 Les héros du 18 - Anne-Marie DESPLAT-DUC
La littérature pour la jeunesse regorge de livres consacrés aux pompiers, à leurs missions, à leurs engins… Ce sont généralement des livres très illustrés destinés aux jeunes enfants. On trouve moins facilement des romans consacrés aux soldats du feu destinés à des enfants plus grands ou des adolescents et écrits avec plus de réalisme.
C’est le cas de la série Les héros du 18, aux Éditions Flammarion Castor Poche, composée de cinq tomes, cinq aventures où les héros, Émilien, Fabrice, Simon, Houcine, Benjamin, Sandra et les autres sont des sapeurs-pompiers confrontés à des opérations d’extinction, des situations d’inondations ou de sauvetage-déblaiement…
 Anne-Marie DESPLAT-DUC
Anne-Marie Desplat-Duc, l’auteur, est une ardéchoise vivant aujourd’hui en région parisienne. Elle est l’auteur de plusieurs dizaines de livres pour enfants. Pour cette série elle s’est informée auprès de sapeurs-pompiers d’Ardèche, ceux de Saint-Germain-en-Yvelines…
Des lectures donc à conseiller à partir de 9 ans.
Vous trouverez ces cinq volumes dans notre boutique livres.
- Un mystérieux incendiaire
La forêt flambe! Les pompiers au sol attaquent le feu sur tous les fronts tandis que les Canadair entrent en action…
- Prisonniers des flammes
Pas une minute de répit pour les pompiers! Depuis trois jours, les forêts du Midi sont ravagées par les flammes…
- Déluge sur la ville
Alerte générale ! La digue qui protégeait la ville vient de céder et les eaux de la rivière montent…
- Les chiens en missions
Un immeuble soufflé par une explosion de gaz : une nouvelle mission pour les pompiers !
- Urgences en série
Les pompiers n’ont pas le temps de souffler ! Carambolages, accidents domestiques, accouchement…
 San Francisco après le séisme du 18 avril 1906 © National Archives at College Park
San Francisco a connu terrible séisme le 18 avril 1906, d’une magnitude supérieure à 8. Plus de 28 000 bâtiments furent détruits. C’est la plus grande catastrophe naturelle ayant touché une ville américaine.
Un grand nombre d’incendies ont suivi ce tremblement de terre qui avait largement endommagé le réseau d’adduction d’eau. La ville n’armait pas à l’époque de véritables bateaux-pompes pouvant alimenter en eau les pompiers. Deux remorqueurs équipés de pompes leur ont toutefois prêté main forte : le Governor Markham et son sister ship le Gouvenor Irwin.
Des mesures de prévention seront prises pour lutter contre les incendies provoqués par des séismes potentiels : deux bateaux-pompes sont mis en oeuvre en 1909 : le Dennis T. Sullivan et le David Scannel, des stations de pompage terrestres sont construites…
Au début des années 1980 les pompiers de San Francisco ont étudié la catastrophe de 1906 et ont développé un scénario de lutte.
Au départ de la chaine il y a un bateau-pompe. A cette époque (et encore aujourd’hui !) c’est le Phoenix qui est en service. Dans la manœuvre celui-ci alimente un portable hydrant, c’est à dire un poteau à incendie portable, avec plusieurs lignes de 5 pouces (environ 127 mm) de diamètre. Et celui-ci alimente à son tour les engins-pompes d’attaque. Le Phoenix débite 36 300 litres/min !
 Portable hydant des pompiers de San Francisco © Sadler
De 3 à 5 de ces poteaux à incendie portables sont transportés par des dévidoirs automobiles au même titre que raccords et pièces de jonctions. Ces derniers emportent également près de 1 600 mètres de tuyaux de 5 pouces (environ 127 mm) pour les mettre en œuvre et les raccorder au bateau-pompe.
Les pompiers de San Francisco n’ont malheureusement pas attendu longtemps pour tester en conditions réelles ce nouveau dispositif puisqu’en octobre 1989 un second séisme secoue la ville. Là encore les réseaux d’adduction sont détruits. Là encore des incendies ont suivi le séisme, plus d’une vingtaine. Particulièrement à la Marina Loma Prieta où un violent incendie prend des proportions incontrôlables faute d’eau pour le maitriser. Le Phoenix est appelé à la rescousse et plusieurs portables hydrants sont mis en œuvre. Le bateau-pompe va ainsi débiter plus de 20 millions de litres d’eau en 15 heures ! Et les incendies seront maitrisés et éteints…
Il n’ y a pas de doute : la marina a été sauvée par le Phoenix. Pour témoigner leur reconnaissance des résidents fortunés verseront une importante somme d’argent pour financer la mise en service d’un second bateau-pompe, le Guardian, toujours opérationnel aujourd’hui.
La conclusion de cette dramatique histoire pourrait être un des slogans des pompiers de New York : When you need a fireboat, nothing else will do ! Autrement dit : Si vous avez besoin d’un bateau-pompe, rien d’autre ne fera l’affaire !
 Le super pumper de New York en 1965
caption]En avril 1963 un incendie ravagea une centaine de bâtiments, habitations et pas moins de 200 véhicules sur l’île de State Island à New York. Les pompiers avaient alors du faire face à une pénurie d’eau consécutive à une sécheresse qui sévissait depuis plusieurs mois. A la suite de cet incendie est alors réactivé un projet vieux de plus d’un demi siècle !
En effet vers 1910 un architecte naval, William Francis Gibbs, avait imaginé un « bateau-pompe terrestre », c’est à dire un engin terrestre offrant les capacités hydrauliques d’un bateau-pompe. C’est d’ailleurs Gibbs qui dessinera dans les années 1930 les plans du bateau-pompe Fire Fighter de New York.
Le projet, baptisé super pumper sytem, est validé en 1963 et va couter 87,5 millions de dollars.
L’engin, ou plutôt les deux engins construits seront mis en service en 1965. L’ensemble est constitué de deux châssis tracteurs Mack, modèles F715FSTP, animés chacun par un moteur V8 diesel de 255 cv. L’un tracte une semi-remorque équipée d’une pompe et son moteur d’entrainement (Super Pumper) et l’autre une semi-remorque pouvant contenir 2 500 mètres de tuyaux de 110 mm (Tender). Ce dernier est équipé d’un canon, identique à celui d’un bateau-pompe. Outre les tuyaux il porte les matériels nécessaires à la mise en œuvre du super pumper : raccords, pièces de jonction…
 Le tender de New York et ses satellites en action en 1965
La pompe est une Delaval d’un débit de près de 33 000 litres/min à 24 bar de pression ! Elle est entrainée par un moteur Napier-Deltic diesel 18 cylindres.
On s’en doute les deux engins étaient engagés simultanément sur des grands feux. Ils étaient alimentés par des engins-pompes conventionnels ou plusieurs hydrants utilisés simultanément.
Mais ils ne pouvaient donner leur pleine puissance qu’associés à un bateau-pompe qui, depuis la rivière Hudson, pouvait les alimenter suffisamment en eau de manière stable. Le super pumper peut aussi s’alimenter directement en aspiration, par exemple dans l’Hudson. Il dispose pour cela d’un tuyau rigide (et donc d’un orifice d’alimentation) de plus de 30 cm de diamètre ! Ce dernier est si lourd qu’il est supporté par une grue mécanique située à l’arrière de l’engin.
 Satellite 1 du super pumper system sur châssis Mack C
Les deux engins étaient appuyés par plusieurs « satellites », équipés chacun d’une lance-monitor d’un débit de 15 000 litres/min et d’une réserve de 600 mètres de tuyaux. Les châssis de ces derniers étaient des Mack et American Lafrance.
La première intervention de cet incroyable ensemble est située à Brooklyn, près de la zone industrielle de Newtown Creek, le 12 aout 1965. Un incendie suivi d’une explosion, un fort vent et une pression insuffisante en alimentation en eau ont conduit l’officier commandant les secours à demander, après 11 alarmes !, la première intervention du super pumper system.
Il interviendra plus de 2285 fois au cours de sa carrière (1965-1982) avec une année record en 1968 durant laquelle il a répondu à 237 appels.
Son dernier feu sera celui d’un bâtiment commercial à Brooklyn le 20 février 1982.
Le super pumper et son tender sont retirés du service actif en 1982 puis vendus à des collectionneurs privés.
Le super pumper serait aujourd’hui la propriété d’un musée à Bay City dans le Michigan.
Je développe ici mon Panthéon personnel de véhicules d’incendie, c’est à dire les engins que je trouve extraordinaires. Attention ! il n’est pas question ici de performances, de qualités opérationnelles ou de fonctionnalités. Mon choix est basé seulement sur des critères personnels esthétiques…
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 Autopompe Dennis F101 © MOULINSART / Hergé
Les moyens de transport sont largement représentés dans les aventures de Tintin ! Et c’est bien normal, n’oublions que Tintin est un reporter et donc qu’il est amené à parcourir le Monde. J’en veux pour preuve l’album : L’ile Noire dans les sept premières pages duquel on voit Tintin approcher un avion de tourisme, voyager en train, être pris en stop par le propriétaire d’un camion-plateau, prendre un ferry puis sauter dans un taxi…
On verra les personnages de ses aventures rouler en Bugatti 37 (Tintin en Amérique), en Panhard Dyna 2 (Coke en stock), en Ford V8 (Le sceptre d’Ottokar) en 2 cv ou en Ami 6 dans Les Bijoux de la Castafiore…
Et les véhicules d’urgence alors ? Rappelez vous l’ambulance qui mène Tintin dans un asile psychiatrique dans Les cigares du Pharaon ! Ou encore celle qui le conduira à l’hôpital lorsqu’il est renversé dans les rues de Chicago par des gangsters (Tintin en Amérique).
Les véhicules d’incendie sont bien évidemment présents. A commencer par l’autopompe des pompiers d’Eastdown en Angleterre, inspirée d’une autopompe londonienne F101 sur châssis Dennis à la silhouette typiquement britannique. Ces derniers iront combattre l’incendie de la demeure du sinistre Dr. Müller dans l’Ile noire. On se souvient du mal qu’ont ces malheureux pompiers pour mettre la main sur la clef qui ouvre la remise de leur caserne !
 Jeep Overland © MOULINSART / Hergé
Également une superbe Willys Overland Station Wagon dans L’Affaire Tournesol. Cette dernière fonce, suivie par un fourgon, vers l’incendie qui ravage la maison du Dr. Topolino à Nyon. Tintin est alors en Suisse. Cet engin, authentique, a d’ailleurs réellement équipé les sapeurs-pompiers de cette ville de 1953 à 1992. Il est aujourd’hui la propriété de leur amicale. Hergé aurait travaillé sur des photographies réalisées à sa demande par Jean Dupont du magazine L’Echo Illustré.
Les Éditions Atlas ont publié dans les années 2000 une série de fascicules sur le thème des voitures dans les aventures de Tintin accompagnés de près de soixante-dix très belles miniatures au 1/43ème.
Vous trouverez ici l’album L’île noire
Vous trouverez ici l’album L’affaire Tournesol
 Fahrenheit 451 : l'affiche du film
Des pompiers qui ne seraient pas au service des populations qu’ils défendent relèvent de la science-fiction ! Et c’est en effet ce qu’a imaginé l’auteur américain Ray Bradbury en 1953 avec son roman d’anticipation Fahrenheit 451.
Dans un pays indéterminé, à une époque indéterminée, mais future, les pompiers sont chargés de débusquer les livres où qu’ils se trouvent et de les détruire !
Car dans ce pays les œuvres écrites, les bibliothèques sont illégales ! Saisis, les livres alimentent des autodafés et ce sont les pompiers qui s’en chargent à l’aide d’un lance-flammes sous les yeux de la population.
L’association des sapeurs-pompiers aux lance-flammes n’est pas nouvelle. Pendant la Seconde guerre mondiale les soldats opérant avec cette terrible arme étaient recrutés préférentiellement dans les rangs des sapeurs-pompiers de Paris. On estimait alors qu’ils connaissaient bien le feu et donc qu’ils étaient plus à même de maitriser une arme aussi spéciale.
Le titre, Fahrenheit 451, serait selon l’auteur, la température d’auto-ignition du papier : 451 fahrenheit (environ 233 °C). Ce seraient les sapeurs-pompiers de son lieu de résidence qui lui auraient donné cette information à défaut d’avoir obtenu des réponses de la part de chimistes qu’il avait interrogé !
François Truffaut en a tiré un fim qu’il a réalisé en 1966 avec Oskar Werner, Julie Christie, Cyril Cusack, Anton Diffring…
On s’en doute le véhicule d’incendie utilisé par ces pompiers très spéciaux est assez particulier. On peut le voir dans ce film de Truffaut…
 Fahrenheit 451 : le véhicule d'incendie
On peut trouver le roman de Ray Bradbury en format de poche aux Editions Folio
Le film de Truffaut é até édité en Format DVD
Cette page vous présente des « silhouettes » d’engins d’incendie. Ce sont des dessins réalisés de profil à l’aide de logiciels de dessin : Photoshop, Illustrator… J’ai découvert ce type de graphisme grâce à Yannick LE BRIS, du site Internet www.photos-de-navires.com, qui a eu la gentillesse de m’y initier.
 Lance-canon remorquable Guinard |  Camion-citerne rural (CCR) |
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 Le Baron Dominique-Jean Larrey
Jean-Dominique Larrey est né en 1766 près de Bagnères-de-Bigorre dans les Pyrénées. Orphelin à 13 ans il est éduqué par un abbé et fait ses humanités avec son oncle Alexis, chirurgien à Toulouse.
En 1787 il est reçu au concours de chirurgien major dans la Marine royale à Brest et embarque sur la frégate La Vigilante.
En 1792, en pleine Révolution, il est nommé aide-major dans l’Armée du Rhin, ce qui le conduira sur les champs de bataille d’Europe. Il y découvre la souffrance des soldats blessés.
Contrevenant à la règle qui exige que les officiers de santé restent à l’arrière pendant la bataille et portent secours aux soldats à la fin de celle-ci, il n’hésite pas à dispenser ses soins sur le champs de bataille pendant l’engagement et sous le feu de l’ennemi. Il y déploie une humanité qui le fera appeler La providence par les blessés dont il avait la charge. Il y gagna aussi le respect des armées ennemies, anglaises notamment, car il se mettait au service de tous les blessés quelque soit leur nationalité.
Il créé le concept de chirurgiens de l’avant et d’ambulances volantes. Au départ il s’agit d’équipes constituées d’un chirurgien accompagné par deux assistants et d’un infirmier. Dans leurs selles se trouvent des pansements et du matériel de premiers soins.
Plus tard ce seront des voitures à deux ou quatre roues en forme de coffre et tractées par un, deux, quatre ou six chevaux. Chacune d’entre-elles, placée sous le commandement d’un chirurgien de première classe, est armée par six chirurgiens de seconde classe, deux pharmaciens et huit infirmiers. Les blessés pouvaient être traités sur place puis évacués vers l’arrière. L’objectif était de les opérer sous 24 heures (le délai pouvait atteindre jusque là plus de cinq jours !).
Ces ambulances étaient peintes en gris, ocre ou en vert olive, leur toit était constitué d’une bâche en toile cirée noire. Sur les côtés elles portaient un marquage en lettres blanches : Nème DIVn d’AMBULANCE ou AMBULANCE du Nème CORPS ou AMBULANCE Gle. Les ambulances de la Garde Impériale portaient un marquage spécifique accompagné de l’Aigle Impérial.
Elles sont probablement à l’origine des véhicules de secours à victimes actuels mais aussi du concept de secours avancé et plus précisément du secours médical avancé.
 Ambulance volante à deux roues et deux chevaux
Si vous souhaitez en savoir plus sur ce formidable précurseur de la médecine d’urgence et des secours avancés je vous conseille une biographie écrite par Jean Marchiani, ancien médecin évacuateur pendant la Guerre d’Algérie :
Place à Monsieur Larrey : Chirurgien de la garde impériale 
 Le service des forêts américain, l’US Forest Service, est une entité fédérale dépendant du ministère de l’agriculture. Il gère plus de 150 forêts nationales, des prairies , des zones humides…
En 1944 après une saison feux de forêts particulièrement violente il est décidé d’intensifier la prévention et particulièrement l’information du public, 90%de incendies étant dus à l’imprudence des vacanciers, promeneurs, campeurs, automobilistes (et les fameux mégôts projetés par les fenêtres !)…
Pendant une campagne Walt Disney prête son personnage Bambi dont le film est à l’affiche. L’année suivante l’artiste Rudy Wendelin créé Smokey Bear, le Teddy Bear américain revêtu d’un chapeau et d’un pantalon de Rangers.
Une affiche est publiée avec le slogan Only you can prevent forest fires qui se transformera en un plus court Only You, à l’image du fameux Uncle Sam wants you utilisé pour recruter des troupes pendant la Guerre. Le succès est immédiat : affiches, chansons, BD, cartoons…
Selon un récent sondage la quasi totalité des américains adultes connait ce slogan et près des trois quarts des enfants !
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